Les 4 types de risque opérationnel
Le risque opérationnel est le risque de perte résultant de processus internes, de personnes, de systèmes ou d'événements externes inadéquats ou défaillants. Contrairement au risque de marché ou de crédit, qui peuvent être quantifiés au moyen de modèles financiers, le risque opérationnel est souvent plus difficile à mesurer mais n’en est pas moins important. Comprendre ses quatre catégories principales est la première étape vers une gestion efficace.
1. Risque de processus
Le risque de processus résulte de défaillances dans les procédures et les flux de travail sur lesquels une organisation s'appuie pour mener ses activités. Ces défaillances peuvent aller d'inefficacités mineures à des pannes critiques entraînant des pertes financières ou des violations de la réglementation.
Les exemples courants incluent des erreurs dans le traitement des transactions, des échecs dans les procédures de rapprochement, des pannes dans les flux de travail d'approbation et des lacunes dans les pratiques de documentation. Une banque qui traite un virement bancaire vers le mauvais compte en raison d'une erreur de saisie manuelle des données a été confrontée à un événement de risque de processus.
La gestion des risques liés aux processus nécessite des procédures claires et bien documentées, une formation adéquate pour le personnel qui exécute ces procédures et des contrôles qui détectent les erreurs avant qu'elles ne causent des dommages. Des examens réguliers des processus aident à identifier les domaines dans lesquels les procédures sont devenues obsolètes ou dans lesquels les goulots d'étranglement augmentent le risque d'erreurs.
L'automatisation peut réduire considérablement les risques liés aux processus en éliminant les étapes manuelles sujettes aux erreurs. Cependant, l’automatisation présente ses propres risques si elle n’est pas correctement conçue et surveillée, ce qui conduit à la catégorie suivante.
2. Risque lié aux systèmes et à la technologie
Le risque système est lié aux défaillances de l’infrastructure technologique qui prend en charge les opérations commerciales. Cela inclut les pannes matérielles, les bogues logiciels, les failles de cybersécurité, la corruption des données et les pannes du système.
Le recours croissant à la technologie signifie que le risque systémique est devenu l’une des catégories les plus importantes de risque opérationnel. Une panne de plateforme de trading pendant les heures de pointe du marché, une attaque de ransomware qui crypte des données critiques ou un échec de mise à jour logicielle qui corrompt les dossiers financiers peuvent tous entraîner des pertes substantielles.
La gestion des risques liés aux systèmes implique de maintenir une infrastructure informatique robuste, de mettre en œuvre des contrôles de cybersécurité, d'effectuer des tests réguliers du système et de maintenir des plans de reprise après sinistre et de continuité des activités. La gestion des correctifs, les contrôles d’accès et les procédures de sauvegarde des données sont des éléments fondamentaux.
Les organisations doivent également prendre en compte les risques technologiques liés aux tiers. Les fournisseurs de services cloud, les éditeurs de logiciels et les processeurs de données introduisent tous des points de défaillance potentiels qui doivent être évalués et surveillés.
3. Risque humain
Le risque humain englobe les pertes résultant d’une erreur humaine, d’une mauvaise conduite, d’un personnel inadéquat ou de l’incapacité à retenir le personnel clé. Il s’agit sans doute de la catégorie de risque opérationnel la plus imprévisible car elle implique le comportement humain.
L'erreur humaine comprend les erreurs involontaires telles que la saisie de données incorrectes, la mauvaise interprétation des instructions ou la négligence d'informations critiques. La mauvaise conduite comprend les actes intentionnels tels que la fraude, le vol, les échanges non autorisés ou les violations des politiques et réglementations.
Les problèmes de personnel relèvent également du risque humain. Un effectif insuffisant pendant les périodes de pointe augmente le risque d’erreurs. Le départ d’employés clés peut entraîner des lacunes dans les connaissances qui affectent la continuité opérationnelle.
La gestion des risques liés aux personnes nécessite une combinaison de pratiques d'embauche, de programmes de formation, de gestion des performances et d'une solide culture éthique. La séparation des tâches, les exigences de double autorisation et les programmes de dénonciation contribuent à dissuader et à détecter les fautes. La formation croisée garantit que les fonctions critiques ne dépendent pas d’un seul individu.
4. Risque d'événement externe
Le risque lié aux événements externes couvre les pertes causées par des événements indépendants de la volonté de l'organisation. Les catastrophes naturelles, les pandémies, les conflits géopolitiques, les changements réglementaires et les défaillances de fournisseurs entrent tous dans cette catégorie.
Même si les organisations ne peuvent pas prévenir les événements externes, elles peuvent s’y préparer. La planification de la continuité des activités, la couverture d’assurance et la diversification des fournisseurs et des prestataires de services contribuent tous à atténuer l’impact.
La pandémie de COVID-19 a mis en évidence l’importance de la gestion des risques liés aux événements externes. Les organisations dotées de solides capacités de travail à distance et de chaînes d’approvisionnement diversifiées se sont adaptées plus rapidement que celles qui n’avaient pas prévu de telles perturbations.
La gestion des risques liés aux événements externes nécessite une planification de scénarios et des tests de résistance. Les organisations doivent évaluer régulièrement leur exposition à des événements externes potentiels et déterminer si leurs plans d'urgence sont adéquats.
Rassembler les choses
Ces quatre catégories sont interconnectées. Un événement externe tel qu'une cyberattaque (externe) peut exploiter une vulnérabilité du système (systèmes), qui n'est pas détectée en raison d'un personnel (personnes) insuffisant, et provoque des dommages plus importants en raison de la faiblesse des procédures de réponse aux incidents (processus).
Une gestion efficace des risques opérationnels nécessite une vision globale qui prend en compte les quatre catégories et leurs interactions. Des évaluations régulières des risques, des procédures d'escalade claires et une culture qui encourage la déclaration transparente des incidents et des quasi-accidents sont essentielles pour maintenir le risque opérationnel à des niveaux acceptables.
Les équipes financières et d’audit jouent un rôle clé dans l’identification des risques opérationnels grâce à leur examen des processus, des contrôles et de la documentation. Les outils qui rationalisent la collecte et l’analyse des preuves aident ces équipes à se concentrer sur les risques les plus importants.